NEW YORK (AFP) — Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est déclaré jeudi favorable à un plafond contraignant sur les émissions de gaz à effet de serre et a prédit que la conférence de Bali sur le réchauffement climatique tracera la route pour un accord d'ici à 2009.
"En tant que secrétaire général, du point de vue des principes, je pense qu'il faudrait adopter des plafonds contraignants", a-t-il dit à la presse à deux jours de son départ pour la conférence de Bali (Indonésie), qui s'est ouverte lundi et durera jusqu'au 14 décembre.
"Cependant, je sais qu'il y a des préoccupations parmi certains pays en développement, cette question devrait donc être discutée lors des négociations à venir", a-t-il ajouté.
M. Ban a précisé que son but était "tout d'abord de lancer les négociations avec un calendrier", estimant que lors des discussions ultérieures, la communauté internationale serait en mesure de parvenir à un accord sur la question des plafonds contraignants.
"Notre but ultime est de parvenir à un accord global sur le réchauffement climatique auquel tous les pays puissent adhérer", a-t-il dit. "A Bali, nous devons établir un programme, une feuille de route vers un meilleur avenir, doublé d'un calendrier qui produise un accord d'ici à 2009."
Des représentants de près de 190 pays sont réunis à Bali jusqu'au 14 décembre afin de tracer une feuille de route de négociations pour prolonger au-delà de 2012 le protocole de Kyoto de réduction des gaz responsables du réchauffement.
Jeudi, la Chine a indiqué qu'elle n'approuverait aucune nouvelle proposition à Bali qui serait contraire aux accords existants qui l'exemptent de l'obligation de réduire ses propres émissions.
"Le protocole de Kyoto expire en 2012. Nous supposons que la ratification d'un accord nouveau prendra à peu près deux ans", a dit le chef de l'ONU, qui a fait de la lutte contre le réchauffement de la planète l'une de ses priorités depuis sa prise de fonctions en janvier.
"Aussi difficile que cela puisse être, nous n'avons pas le choix. La science a parlé clairement, le débat est clos. Le moment est venu de discuter des solutions, de résoudre ce problème. Nous devons penser non seulement à nous-mêmes mais aussi à nos enfants", a-t-il conclu.
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