BORDEAUX (AFP) — Bordeaux, en manque flagrant d'imagination et de percussion, n'a pu faire mieux qu'un match nul pauvre en occasions (O-O) face à un Lille accrocheur et solide, dimanche soir, en clôture de la 26e journée de L1.
Souvent apathique, rarement emballant, le onze de Laurent Blanc est redescendu de son piédestal, manquant l'occasion de rester au contact du sextuple champion de France Lyon, autrement plus réaliste samedi face à Metz (2-0) et véritablement mieux armé pour se succéder à lui-même.
En fait, il aura fallu attendre l'heure de jeu pour voir une copie digne du label +L1+. Car jusque là, on avait surtout assisté à un bouillon indigeste fait de maladresses, de jeu haché (26 fautes à la pause) et d'un manque de percussion évident (Alonso, Wendel) chez des locaux empruntés.
On aurait pu évoquer la fatigue européenne pour expliquer cette prestation terne mais cinq joueurs n'étaient pas de l'entame jeudi face aux Belges d'Anderlecht. Et se dire finalement que la démonstration sur le Rocher (6-0) dimanche dernier n'était qu'un simple accident de parcours.
Heureusement que Lille, seule équipe de L1 invaincue en 2008, toujours aussi rugueuse et difficile à manoeuvrer, n'avait pas oublié son manuel de bonne équipe de contre et s'était attaché à maintenir un certain élan en début de partie avec un Frau rôdant dans l'axe et tout près de jeter un froid terrible sans un retour express de Diawara (16), son ancien pote de Sochaux impérial ce dimanche.
Cavenaghi, l'homme en forme de ce début d'année, avait beau se démener, décrocher, ses efforts restaient vains.
L'entrée de Chamakh (59) secouait ses coéquipiers, et Bordeaux, sur deux actions enfin dignes - appel en profondeur de Jurietti (64), demi-volée de Chalmé (76) - rappelait qu'il demeurait toujours un prétendant au sacre.
Le LOSC, flairant la bouffée d'oxygène indispensable à sa survie en L1, retrouvait lui aussi un second souffle mais pas la chance du visiteur, Lichtsteiner voyant sa frappe touchée le poteau après une parade de Ramé (79).
L'ambiance montait encore d'un cran quelques instants plus tard suite à une hésitation défensive nordiste mais Micoud, pourtant idéalement servi par Alonso, ne parvenait pas à trouver le cadre d'une tête qui aurait ramené les siens sur les talons des Lyonnais.
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