Du Vélo'v à Lyon au Vélô de Toulouse: toute la France se met au vélo libre service
LYON (AFP) — Du Vélo'v à Lyon au Vélô de Toulouse, en passant par le Vélib' parisien ou le Vélocité de Besançon, une quinzaine de villes françaises ont adopté un système de vélo en libre service, qui comptera, d'ici fin 2007, près de 30.000 vélos en circulation.
Alors que les vélos étaient pris d'assaut jeudi avec la grève des transports, le Club des Villes cyclables, réuni en congrès à Lyon du 17 au 19 octobre, a présenté un bilan de ces programmes de vélos en libre service (VLS), qui ont connu un très fort engouement ces derniers mois.
"Vélo'v à Lyon et Vélib' à Paris ont été très médiatisés mais, ces derniers mois, près d'une quinzaine de villes ont lancé des vélos en libre service, ou des systèmes très proches", a expliqué à l'AFP Véronique Michaud, secrétaire générale du Club des villes cyclables.
Après les "Vélocité" lancés chacun de leur côté par Mulhouse et Besançon en septembre, c'est Aix-en-Provence qui a présenté début octobre son tout nouveau "V'hello" rouge et vert, disponible dans 16 stations.
Le dernier petit nouveau, lancé le 12 octobre par Marseille, a tout simplement été baptisé "le vélo" avec, à la disposition des phocéens, un total de 750 vélos répartis dans 80 stations.
Des chiffres encore très modestes à côté des deux poids lourds du VSL: le "Vélo'v" lyonnais, le premier à avoir développé à grande échelle, dès 2005, le vélo libre service, et qui compte aujourd'hui 3.000 vélos, et le parisien "Vélib'", champion toutes catégories avec 10.600 vélos.
"Les prochains lancements sont prévus à Toulouse, Nantes et Rouen et on atteindra près de 30.000 vélos au total fin 2007", a indiqué à l'AFP Albert Asséraf, directeur général stratégie du publicitaire français JCDecaux, qui a remporté quasiment tous les appels d'offre en France.
A partir du 16 novembre, les toulousains pourront ainsi enfourcher 1.200 "Vélô", tandis que les rouennais et les nantais devront encore patienter jusqu'à 2008.
Cela risque d'être encore plus long pour les dijonnais, puisque l'appel d'offre remporté par l'américain Clear Channel a été attaqué en justice par JCDecaux, un épisode de plus dans la guerre juridico-commerciale que se livrent les deux mastodontes du secteur depuis deux ans.
Largement devancé en France par JCDecaux, Clear Channel avait pourtant été le premier à lancer un système de vélos en libre service à Rennes, dès 1998. Depuis, il a surtout eu du succès en Europe, en équipant Oslo, Stockholm et Barcelone, et cet hiver, il installera des VSL à Washington.
"A côté du succès de tous ces vélos type Vélib', d'autres villes ont aussi développé d'autres systèmes de vélos partagés sur des modèles différents", a affirmé Véronique Michaud.
Pionnière dès 2001, la ville de Bordeaux a ainsi mis à disposition de ses habitants 4.000 vélos en location gratuite.
En septembre 2007, Nancy a lancé son "Vélostan", un service de location de 350 vélos, avec durées et tarifs modulables, de la demi-journée à 3 euros, à l'année pour 100 euros.
A Orléans, le "Vélo+" est un vélo libre service, mais il est financé intégralement par la municipalité, et non par un afficheur publicitaire. Pour un budget annuel de 774.000 euros, la ville propose 300 vélos, répartis dans 28 stations.

