FLEURY-MÉROGIS (AFP) — L'état de santé du détenu de 31 ans qui avait pris en otage lundi un psychologue à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne), et qui a été grièvement blessé par un tir du GIGN, s'est "dégradé", a annoncé mardi la garde des Sceaux Rachida Dati.
"Actuellement, il est au bloc opératoire", a déclaré la ministre à la presse, en marge d'une visite au centre des jeunes détenus de la prison de Fleury-Mérogis pour la rentrée scolaire.
"Son état s'est dégradé depuis hier", a-t-elle ajouté, en indiquant qu'elle ne ferait pas davantage de commentaire.
Mardi matin, le procureur de la République avait affirmé par erreur à l'AFP que son état était stationnaire, ajoutant qu'il avait subi une intervention chirurgicale dans la nuit.
Selon une source proche du dossier, il se trouvait mardi matin dans le coma, sans pour autant pouvoir préciser s'il s'agissait d'un coma artificiel ou non.
Il aurait été admis à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, d'après une une autre source proche du dossier.
Mme Dati a en outre précisé que ce détenu, condamné en janvier à 15 ans de réclusion criminelle pour viol avec arme, avait été transféré à Fleury-Mérogis sur prescription médicale en raison de la présence d'un service médico-psychologique au sein de la prison.
Il était prévu de l'affecter au centre national d'observation de Fresnes (Val-de-Marne) où des médecins devaient l'examiner plusieurs semaines afin de décider de la meilleure orientation possible en fonction de son état. La décision de cette affectation avait été prise le 25 juillet, a dit la ministre.
Elle a également rappelé l'ouverture prochaine, en 2009 et 2010, de deux premières Unités d'hospitalisation spécialement aménagées (UHSA), des structures établies en prison pour accueillir les détenus souffrant de troubles psychiatriques, qui représentent 20% de la population carcérale.
"Nous aurons, d'ici 2012, 711 places pour ce type de détenus qui n'ont rien à faire en détention", a-t-elle assuré.
Le responsable du syndicat Ufap à Fleury, Frédéric Parmentier, avait déclaré lundi que les antécédents psychiatriques du preneur d'otage étaient connus et qu'il n'aurait pas dû être incarcéré à Fleury. "Il n'avait plus rien à faire en maison d'arrêt", avait-il déclaré.
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