Milton Nascimento et Marcio Faraco fêtent "50 ans de bossa nova" à Pleyel

PARIS (AFP) — Les chanteurs brésiliens Milton Nascimento et Marcio Faraco, au sein de formations où figurent plusieurs héritiers directs des pères fondateurs du genre, sont à l'affiche d'une soirée baptisée "50 ans de bossa nova", mercredi à la Salle Pleyel à Paris.

Marcio Faraco aura du beau monde avec lui: la chanteuse Mariana de Moraes, petite-fille de Vinicius de Moraes, la muse de la bossa, ou le fils du guitariste Baden Powell, le pianiste Philippe Baden Powell dont les accords minimalistes éclairent le nouvel album de Faraco, "Um Rio" (Harmonia Mundi).

Milton Nascimento sera aussi bien épaulé, avec notamment Daniel (piano) et Paulo (guitare) Jobim, enfants d'Antonio Carlos Jobim, autre membre de la "Sainte Trinité" de la bossa nova.

"Chega de Saudade", paru en 1958, est considéré comme l'acte fondateur de la bossa nova. Caractérisées par leurs mélodies cool, leurs surprenants accords décalés, les chansons de ce disque, sentimentales, parfois mélancoliques, composées par "Tom" Jobim sur des poésies de Vinicius, étaient interprétées par Joao Gilberto, avec sa singulière façon de jouer de la guitare.

Marquée par son raffinement, son ouverture au jazz, la bossa a déferlé sur le monde avec le célébrissime "Garota de Ipanema" en 1963, chanté par Astrud et Joao Giberto avec le saxophoniste Stan Getz.

Indissociable de Rio de Janeiro, la bossa nova a été déclarée "patrimoine culturel" en octobre 2007 par le maire de cette ville, dont l'aéroport s'appelle "Antonio Carlos Jobim".

Marcio Faraco, chanteur et guitariste grandi à Brasilia avant d'émigrer en France en 1991, perpétue ce genre musical éternel.

Icône de la musique brésilienne, Milton Nascimento n'est pas un spécialiste du genre. Mais sous sa voix ailée et ses envolées dans les aigus, ses grands classiques, "Manha de Carnaval", "Desafinado" ou Samba de Uma Nota" prendront de belles couleurs.