PARIS (AFP) — La Palme d'or 2008 du Festival de Cannes remportée par "Entre les murs", un film sur l'école, a embrasé mardi la séance des questions au gouvernement, avec une bronca socialiste contre le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos.
Le député PS de Loire-Atlantique Michel Ménard, qui posait une question sur les réductions d'effectifs dans l'enseignement, a illustré son propos par la Palme d'or, "formidable coup de projecteur sur la vie des collèges".
"Ce film montre la diversité du métier des enseignants, ne les découragez pas!", a-t-il lancé, s'attirant de premières exclamations réprobatrices des bancs de l'UMP.
"Si je comprends bien, au palmarès de Cannes, il y a deux Palmes d'or, la Palme d'or du film +Entre les murs+ et la Palme d'or de la récupération par le Parti socialiste d'un film qui a été cofinancé par les services de Fadela Amara", a répondu Xavier Darcos, provoquant un tollé à gauche.
"Vous cherchez à exploiter un film qui montre le dévouement des enseignants" a-t-il poursuivi. Les huées se sont amplifiées et des "Périgueux, Périgueux" ont commencé à s'élever dans l'hémicycle tandis que certains élus socialistes mimaient le long nez menteur de Pinocchio. Xavier Darcos a perdu la mairie de Périgueux lors des dernières municipales.
Quasiment inaudible, M. Darcos a alors fustigé la "vision apocalyptique" des socialistes, la "fiction" dans laquelle ils vivent et "les attaques personnelles" contre lui. Les députés de la majorité se sont alors levés pour applaudir et soutenir le ministre.
La question suivante, posée par le député-maire UMP de Cannes Bernard Brochand à Christine Albanel (Culture), portait... sur le cinéma français. La Palme d'or est alors revenue sur le tapis mais dans le calme cette fois-ci.
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