PARIS (AFP) — Des "sanctions sont envisagées" contre la Russie par les pays européens qui se réuniront en sommet extraordinaire lundi sur la crise géorgienne, a déclaré jeudi le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, dont le pays assure la présidence de l'UE.
"Des sanctions sont envisagées, et bien d'autres moyens", a dit M. Kouchner lors d'une conférence de presse à Paris. C'est la première fois que Paris évoque la possibilité de sanctions contre Moscou dans cette crise.
"Je ne vais pas préfigurer moi même des sanctions, alors que la réunion n'a pas eu lieu, mais nous travaillons avec nos 26 partenaires (de l'UE) en ce moment", a dit M. Kouchner. Le chef de la diplomatie française n'a pas précisé quelle forme pourraient prendre d'éventuelles sanctions.
"Nous essayons d'élaborer un texte fort signifiant notre volonté de ne pas accepter" la situation en Géorgie, a-t-il ajouté.
Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE vont se réunir lundi à Bruxelles pour un sommet consacré à la Géorgie et à "l'avenir" des relations avec la Russie, après le conflit dans l'ex-république soviétique du Caucase puis la reconnaissance par Moscou de l'indépendance des deux provinces séparatistes géorgiennes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud.
"Notre diplomatie ne se contente pas de faire des conférences", a poursuivi M. Kouchner lors de cette intervention, à laquelle assistait aussi l'ensemble des diplomates français actuellement réunis à Paris pour leur conférence annuelle.
"La réaction générale du monde démocratique, c'est de ne pas accepter que cette violence soit faite aux Géorgiens", a ajouté M. Kouchner.
La Russie -qui fournit un quart des besoins en gaz de l'Europe- a déjà mis en garde les pays de l'UE contre un refroidissement de leurs relations avec Moscou.
"S'ils veulent la dégradation de ces relations, ils l'obtiendront bien entendu (...). Mais s'ils veulent sauvegarder les relations stratégiques, ce qui est totalement dans l'intérêt à la fois de la Russie et de
Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés. Plus »
